Actualités Brûlantes du Sahel
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May 28, 2025 at 07:53 PM
Urgent-Niger: D'une hécatombe à l'autre: vers la désintégration de l'armée? En un temps record, 48h à peine, 102 soldats nigeriens ont perdu la vie, massacrés à Eknewen et Falmey, deux fronts où l'armée semble avoir envoyée à la mort par une hiérarchie militaire, ignorant tout de l'art de la guerre et campant, obstinément, sur ses positions suicidaires.Ce sont les soldats qui pâtissent des errements au sommet de l'Etat et du cynisme des officiers qui ont déserté l'épreuve de feu du front pour arpenter les allées du pouvoir. Aucun sens de l'anticipation ni conscience aigue d'un péril national irrigué par les rivières de sang de soldats expédiés à l'abattoir. Les pertes humaines, incalculables, subies par les unités combattantes endeuillent des dizaines de familles avec leur lot de veuves et d'orphelins, ne bénéficiant d'aucune prise en charge. Pas d'hommages ni compassion non plus de la nation. Le samedi 24 mai 2025, à Eknewen (Tillia), 58 soldats nigeriens ont péri dans une attaque djihadiste d'une violence inouïe. Le Lundi 26 Mai 2025, alors qu'on n'avait pas fini de pleurer les innombrables victimes du massacre de Eknewen, 44 soldats supplémentaires sont tombés lors d'une attaque inopinée sur les rives du fleuve Niger par des combattants du JNIM. Plusieurs soldats restent introuvables, sans doute, engloutis dans les profondeurs des eaux du fleuve Niger. Le chef d'unité, le capitaine Abdoul Aziz Tchanga, fils du Général Moumouni Bouréima Tchanga fait partie des portés disparus. Certaines sources, n'excluent pas qu'il se soit noyé. Cette attaque de Boumba, est une horreur. Boumba village rattaché à la commune de Falmey, qui est situé sur la rive gauche du fleuve Niger, à environ 20 km au sud de Falmey. Il se trouve à proximité du parc national du W et fait partie de la zone de réserve de Dosso. Sur 100 militaires déployés, seuls, deux sont retrouvés sains et saufs. Ce mercredi 28, des blessés ont été signalés dans un village environnants, les gardes sont allés les récupérer, mais on ignore encore leur nombre et leurs situations. On ne sait toujours pas combien de soldats sont portés disparus. Aux dernières nouvelles, il semblerait toutefois que le chef de mission, le capitaine Abdoul Aziz Tchanga, ait été retrouvé vivant, bien que grièvement blessé. Une lueur dans cette nuit d’horreur, même si l’état de santé du capitaine reste préoccupant et que l’on ignore encore les circonstances précises de sa survie. Face à la série noire qui se poursuit, les autorités brillent par un silence coupable et assourdissant. Aucune déclaration officielle ni drapeaux en berne. La politique de l'autruche. Alors que l’armée connaît une saignée jamais connue auparavant, les Généraux de la junte sont calfautrés dans la capitale Niamey, en jouissant des privilèges du pouvoir avec insouciance et désinvolture. Ils s’affichent dans des cérémonies protocolaires et disposent des maigres ressources du pays à leur guise en octroyant des marchés de gré à gré, en signant des contrats leoniens en faveur d'amis, parents et proches. La crise sécuritaire et la mort des soldats, est le cadet des soucis de tous. Le pays vit dans un paradoxe, saisissant : ceux qui doivent, en premier, défendre et protéger la nation fuient leurs responsabilités, tandis que ceux qui sacrifient leur vie pour le faire sont oubliés, meprisés, enterrés à la sauvette sans sépulture digne de ce nom, sans les honneurs militaires dûs aux martyrs de la cause nationale. A l'allure de cataclysme où vont les choses, l'armée nigerienne, déjà meurtie, risque d'être decimée, d'ici quelque temps. Si l'on estime que 50 soldats sont perdus tous les 2 ou 3 jours, on ne pourra parier que sur le pire. On est d'autant moins optimiste que les pertes ne sont pas compensées par de nouveaux effectifs comme renforts. Il n'y a pas non plus de stratégies militaires efficaces pour inverser une tendance funèbre. Au contraire, le désordre dans les rangs, la mauvaise coordination entre les unités et les décisions hasardeuses des chefs militaires à la tête du pays continueront de creuser la tombe de soldats devenus tous sursitaires. Le temps du sursaut! Combien de morts, faudra-t-il encore pour qu'enfin le pays rompe avec un régime entaché de sang ? Combien de familles endeuillées, de veuves, d'orphelins, faut-il pour que l'on siffle la fin d'une longue et rituel macabre? L'indifférence de la junte n'est plus supportable, avec les flots de sang des nigeriens qui continue de couler. Il est du devoir de chacun et de la responsabilité de tous de s'indigner et se révolter contre l'attitude cavalière des militaires au pouvoir, car cela procède d'un crime politique, moral intolérables. Le peuple nigerien doit ouvrir les yeux pour voir que le pouvoir militaire a lamentablement, échoué. Il détruit l'armée, compromet la souveraineté nationale qu'il prétend incarner et défendre et plonge tout le pays dans le chaos. Il est temps d'arrêter les marchands de la mort et de sortir le Niger de leurs griffes. Mieux vaut tard que jamais ! Samir Moussa 📢 Suivez les Actualités Brûlantes du Sahel! Restez informé des événements majeurs du Sahel avec deshc informations fiables et vérifiées. 👉 Abonnez-vous ici : https://www.facebook.com/share/p/1A8DHKKtkV/
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